Site de PATRICK REBEAUD


Les images, textes et concepts de ce site sont déposés à la S.A.C.D sous le n° 145135


19 décembre 2002
Fabrice Milochau, photographe de la nature (notamment pour le mensuel Géo), exposera ses clichés du 16 janvier au 28 février 2003 au Gema, 9 rue de Saint-Pétersbourg, 75008 Paris.

Avec ses images, Milochau nous fait découvrir des lieux magnifiques tout près de chez nous. En regardant ces féeries colorées, on se dit parfois: “C’est pas possible, y’a un truc, il a dû saturer les couleurs!” Et puis on se rappelle que de toutes façons, toute photographie est une interprétation de la réalité. Alors, il n’y a plus qu’à apprécier.


8 décembre 2002
Voici vos dernières réactions concernant ce site.

Laurent Bouëxière:
“Tu réinventes le journal du soir. Il est 17 h, il fait nuit ou bien est-ce le fond noir que tu donnes à ton site ! J'aurais envie maintenant de lire et de parcourir tes lignes sur un portable dans un train qui me ferait traverser la nuit vers une destination dont je ne connais que le nom trouvé sur une carte, dans un livre, dans une confidence.”

Miyoko Caubet:
“J'ai envie d'aller me coucher pour le moment, mais je vais me pencher sur ton site plus longuement demain car je le trouve TRÈS original (idée du journal plus très intime sur le web) et donc intriguant pour le peu que j'en ai lu. Par contre je ne trouve pas du tout les pub gênantes!...”


4 décembre 2002
L’un de mes étudiants, Sébastien Pascot, a reçu hier le Prix du Public au Festival des Jeunes Réalisateurs “Univerciné”. Son documentaire d’école d’une dizaine de minutes “Témoignages d’octobre” évoque le massacre du 17 octobre 1961.

Le film se termine avec cette phrase d’un prêtre dirigée contre Papon:
“Un adversaire qui ne reconnaît pas les crimes qu’il a faits, c’est pas qu’on ne veut pas lui pardonner, mais on ne peut pas.”


1er décembre 2002
Après l’émouvante panthéo-médiatico-canonisation du père Dumas, on peut continuer de lire:

Les trois mousquetaires>>

(texte intégral - gratuit)



30 novembre 2002
Bienvenue aux utilisateurs des moteurs de recherche Google, Google.fr et Yahoo, qui sont informés de l’existence de ce site depuis hier.


29 novembre 2002
Sur Canal Plus, après avoir visionné le film “Ivre de femmes et de peinture”, le peintre Robert Combas a réagi avec ces mots:
“On peint dans le souvenir de la douleur (même si elle est proche) mais pas dans la douleur totale.”


25 novembre 2002
Il est très impressionnant de voir chaque matin dans les gares de banlieue le flot de la France docile qui se rend au travail sans un mot. Spectres sombres dans la nuit finissante. Millions d’électeurs sans voix qui soudain se sont exprimés le 21 avril 2002 puis sont aussitôt retournés dans le mutisme, reprenant leurs cartables et leurs parapluies pour continuer leur silencieux va et vient. Ces anonymes, assoiffés du spectacle des débats mais qui jamais n’y participent, sont étranges. Quel sera leur prochain coup de griffe?


19 novembre 2002
Pierre Oscar Lévy avait réalisé voici quelques années un premier documentaire d’une heure devant la porte de la grotte Chauvet.

Il a finalement pu entrer dans la plus ancienne caverne ornée du monde. Cela fait l’objet d’un deuxième documentaire: “Dans le silence de la grotte Chauvet”.

Ce film sera diffusé sur ARTE le samedi 7 décembre à 20h45 dans “L’aventure humaine”.


17 novembre 2002
Je viens de recevoir “Barges au large”, le compact disc de Louis Mau. Treize chansons écrites, interprétées, avec soin et émotion. Louis Mau navigue avec des sonorités de blues quelque part entre les Higelin (père et fils), Bashung...

Une succession d’ambiances aux évocations subtiles et graves.


16 novembre 2002
Merci à
kartoo (moteur de recherche)
HotBot (moteur de recherche)
ixquick (métachercheur)
LettreL (annuaire)
qui référencent ce site depuis quelques jours.


15 novembre 2002
L’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications organise les 21 et 22 novembre prochains un colloque consacré au mouvement artistique Fluxus.

L’occasion de se demander comment il est possible que ce groupe, qui crée des œuvres souvent éphémères, puisse durer depuis quarante ans.

La réponse me semble en partie contenue dans la question. Question qui reste néanmoins passionnante.


10 novembre 2002
L’ami Antoine Desrosières (réalisateur d’”A la belle étoile” et de “Banqueroute”) travaille actuellement à l’écriture de six projets de longs métrages de fiction!

L’une de ces histoires se déroule dans le monde du jeu vidéo; une autre porte un regard politiquement incorrect sur l’Afrique; voici les titres des quatre autres: “Baby sitting”, “Clipperton”, “Le perroquet qui pète” et “Bête de sexe” .

Antoine (qui ne réalise pas de film X) est l’un des signataires des pétitions pour le porno à la télé et contre la surtaxation de ce type de production. Sa position est intéressante car il ne peut pas être soupçonné d’avoir participé à cette colère publique pour des raisons mercantiles. Dans son cas, il s’agit sincèrement d’un appel à la liberté.

En tant que spectateur, j’espère qu’il refera un jour un film auto-portrait comme l’était son premier long métrage.


9 novembre 2002
Bienvenue aux utilisateurs de:
alltheweb, abacho, lycos, nomade.tiscali et excite.
Ces moteurs de recherche référencent mon site depuis hier.


6 novembre 2002

Pour ma réalisation en Belgique d’un sujet sur l’art contemporain, j’ai été très heureux de partir avec le chef opérateur Olivier Raffet. Olivier est un ami de seize ans. Il est aussi l’un des meilleurs cadreurs en caméra portée.


3 novembre 2002
Antoine Hurtado (qui avait assuré le mixage de mon film “CONCESSIONS A PERPÉTUITÉ” en 1997) passe à la réalisation. Il achève actuellement le montage de son premier documentaire de 52 minutes.


27 octobre 2002
Quand je vois le taux de réussite de ceux qui prédisent l’avenir scientifiquement (sondeurs, profilers, météorologistes...), je me demande pourquoi on attaque toujours les voyantes avec le seul argument qu’elles se trompent dans leurs prédictions. En réalité, tout le monde se trompe régulièrement. Depuis le super calculateur jusqu’à la boule de cristal.


26 octobre 2002

L’artiste Ben qui souhaitait me voir lors de son passage à Paris cette semaine m’écrit:

“EXCUSE MOI REBEAUD MAIS JE SUIS RENTRE A NICE EN URGENCE CAR J'AVAIS MAL A L'ESTOMAC. SANS DOUTE L'ATMOSPHERE CULTURELLE A PARIS. A MA PROCHAINE VISITE ON SE VOIT MAIS ESSAIE DE M'ENVOYER UNE COPIE DU FILM SUR GIBERTIE CA ME FERAIT PLAISIR”

On sait que la vie est difficile pour les artistes méconnus ou désargentés; mais Ben semble dire dans beaucoup de ses textes que pour lui aussi c’est dur.


19 octobre 2002

Lors du tournage à Stockolm et Norrkoping de deux sujets que j’ai réalisés pour ARTE et L’Union Européenne, j’ai aimé la très grande gentillesse des suédois qui m’ont donné le meilleur d’eux mêmes pour ces films, dispensant sans compter leur temps et leur travail.


9 octobre 2002
Jean-Louis Maury m’a invité à projeter mon film documentaire “ALAIN GIBERTIE, VIVANT” aux “Entretiens Cinéma et Éducation Populaire”. Cela s’est fait hier à la salle de Cadouin, au cœur de la Dordogne, région natale de Gibertie.

Thierry Dessolas, chef de cabinet de Xavier Darcos, Maire de Périgueux, Ministre délégué à l'enseignement scolaire, a aimé, et souhaite programmer de nouveau ce film dans la région.

Une spectatrice était étonnée que l’on puisse parler dans un documentaire du suicide, ce sujet tabou.


7 octobre 2002
Si, globalement, les évolutions du monde ne sont pas très brillantes, il y a quand même certains points sur lesquels les choses me semblent s’améliorer.

Et par exemple: la subjectivité.

Toutes ces dernières années, la subjectivité était une chose très mal vue. Quand on disait “je pense que...”, “je crois...”, “je veux...”, on était regardé avec effroi. Le simple fait de dire “je” vous mettait dans la catégorie de celui qui dit des gros mots. L’individu devait s’effacer sous peine d’être considéré comme un monstre d’égocentrisme.

Bizarrement, même l’internet avait échoué dans l’expression individuelle, en réduisant sa communication à la seule promotion commerciale.

Et puis, ces derniers temps, la subjectivité pointe de nouveau le bout de son nez. Je crois d’ailleurs que les réalisateurs de films documentaires ne sont pas étrangers à cette heureuse résurgence.


28 septembre 2002
La peintre Monique Peytral m’annonce sa participation à la première exposition suBréaliste.

Si l’on en croit l’étymologie de ce néologisme, il s’agit pour les artistes de chercher sous les apparences. Que cherchent ils?

Nous le saurons du 3 au 12 octobre 2002 dans l’Atelier Z, Centre Culturel Christiane Peugeot, 62 avenue de la Grande Armée, 75017 Paris.


27 septembre 2002
L’artiste Charles Dreyfus a réalisé une performance hier soir à Paris, place Saint Germain des Prés. L’émission Paris Dernière de la chaîne Paris Première a enregistré cette œuvre intitulée “Sexe Machine”. Charles m’informe de la date de diffusion de son action: vendredi 11 octobre.

Voici le mail qu'il avait adressé à ses amis pour préparer cette soirée:
“Aide minimum souhaitée:
Au moins six à huit jeunes filles (capables de crier sans discontinuer, danser, courir pendant dix minutes... capables de pouvoir me porter à bout de bras pour le début de la performance);
Au moins six personnes (à la terrasse du café Bonaparte qui lorsque la performance débute sortent des masques se les mettent sur la tête et dansent et incitent les autres consommateurs à danser sur la musique de Sexe machine - j'amènerai un masque d'éléphant, deux masques de grenouille, un masque de Chirac, un masque de cochonne) d'autres masques sont les bienvenus...
Toute action individuelle délirante (pour meubler le Tapis Volant de Richard Piegza sorti pour l'occasion)”.


24 septembre 2002
On en appelle partout et de plus en plus à l’ordre. Comme si l’ordre était sans aucun doute le nec plus ultra de la civilisation.

Mieux: l’ordre SERAIT la civilisation.

L’ordre serait lumineux, rationnel, efficace; face au désordre qui ne pourrait mener qu’au désastre.

Cette idée paraît tellement évidente que personne ne la remet en cause. Même les personnes désordonnées reconnaissent l’ordre comme valeur suprême, et sont un peu honteuses de vivre dans leur pagaille.

On oublie simplement une chose:
la pagaille est créative; en art (la fameuse “rencontre fortuite sur la table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie” chère à André Breton), comme en science (Antoine Becquerel a découvert la radioactivité en laissant traîner de l’uranium près d’une plaque photographique).

Aussi, dans la grande mise en ordre du monde, pensons à préserver quelques espaces de pagaille. Faute de quoi, plus rien ne bougera.