Site de PATRICK REBEAUD


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11 décembre 2004
Le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, et l’UFFEJ, viennent de faire paraître un livre: “Question de regard, question de point de vue”.

Cet ouvrage retrace les rencontres et débats qui ont eu lieu à Cadouin en 2002. On y trouve notamment les propos que nous avons tenus autour de mon film documentaire “Alain Gibertie Vivant”.

L’artiste québécois Richard Martel publie en début de chapitre un texte dans lequel on trouve cette phrase: “J’ai pu depuis vingt ans vérifier à quel point le système français était conforme au système politique, que l’art ne s’agitait pas dedans mais dehors, présageant la fuite, l’isolement: le suicide de Gibertie correspond finalement à son suicide institutionnel artistique!”

De son côté, Pierre Labrot écrit: “Gibertie a mis ma pendule dans son heure le jour où je constatai qu’il mangeait avec sa compagne le poisson qu’ils péchaient, et qu’ils ne mangeaient rien les jours sans poisson.
Mon regard apprit ce jour là le prix de la liberté.”


11 décembre 2004
En quelques années, dans l’univers audiovisuel, les mots “reportage”, “sujet”, “captation”... ont été balayés au profit du terme: “produit”.

“C’est un bon produit”, “C’est mon meilleur produit” lancent en chœur artistes, réalisateurs, producteurs et diffuseurs.

L’air de rien, le marché a réussi à s’immiscer dans le vocabulaire de personnes parfois très à gauche. Chacun emploie le mot “produit” par modestie légitime, mais entérine finalement l’idée d’une culture et d’une communication avant tout marchandes.

Peut-être serait-il sain pour les créateurs de rendre un peu de fierté à leur vocabulaire. Faute de quoi, ils se qualifieront bientôt eux mêmes de “faiseurs”.


27 novembre 2004
Quand vous dites à Fabien Breuvart qu’il a eu une belle idée, il répond, pragmatique: “C’est pas qu’une idée. Il a fallu trouver les moyens de faire les tirages.”

Pourtant, l’exposition qu’il présente actuellement près de la Mairie du 3ème arrondissement, est construite sur un concept astucieux: “Réalisez votre autoportrait, seul ou avec votre chéri(e), vos enfants, votre chien... et montrez combien vous aimez le marché des enfants rouges”.

Ainsi, chaque riverain se place devant l’appareil photo, la poire déclencheuse à la main, et clic. En se photographiant, la personne se présente comme une partie du quartier. Un pour tous, tous pour un. La photographie comme ciment, et signe de solidarité. Manifestation sympathique, immobile, et silencieuse.

Chacun peut reconnaître dans cette galerie de portraits les personnes connues et inconnues qu’il croise parfois au marché, leur panier de commissions à la main. Edgar Morin et Bertrand Tavernier en font partie.

Exposition “C’est ma photo, c’est mon marché!” - à Paris: rue de Bretagne, au rez-de-chaussée des petites maisons des CIVAM, juste devant le marché - Jusqu’au 12 décembre.


24 novembre 2004
Noël, c’est dans un mois. Pour faire patienter vos chérubins, vous pourriez les emmener voir une pièce de théâtre.

“Le Cimetière des Pirates” s’adresse aux 6/10 ans. Une pirate et une comtesse, embarquées dans de périlleuses aventures avec un équipage d’enfants, vont faire la découverte d’un trésor inattendu…

Partez à l’abordage le Mercredi 1er décembre à 10 h. au Théâtre Darius Milhaud - 80 allée Darius Milhaud – Paris 19ème . M° : Porte de Pantin, Botzaris. Réservation : 01.42.38.18.79.


22 novembre 2004

Le photographe Gregor Podgorski a réalisé il y a quelques années un travail titanesque constitué de 500 photos reprenant le thème et la composition de “La Pietà”. Sur chaque cliché -comme dans l’œuvre de Michel-Ange- une femme portait sur ses genoux un homme allongé, souffrant. 1000 modèles se sont ainsi prêtés au jeu de l’artiste.

Aujourd’hui, Gregor travaille sur une nouvelle série: les mêmes personnes reviennent dans son studio pour y être photographiées. Certains couples n’en sont plus, des femmes sont enceintes, des enfants sont nés...

Une petite moitié seulement des modèles a été retrouvée. Si vous apparaissiez dans l’une des Pietàs, contactez le 06-60-48-1234.

Par ailleurs, Gregor me dit qu’il a enseveli dans le plâtre des murs et du sol de son studio, les plaques offset du livre des Pietàs. J’imagine l’étonnement des archéologues du futur.


17 novembre 2004
Pour un film documentaire sur le deuil, Audrey recherche des témoignages de personnes ayant vécu la mort d’un proche, une séparation, une rupture, un changement dans une relation. Contact: 06-62-50-97-14.


2 novembre 2004
Les “assises nationales des états généraux de la recherche” viennent de se dérouler à Grenoble. 900 scientifiques se sont réunis pour livrer un document de 70 pages, intitulé "Propositions pour améliorer le système de recherche français". La version finale de ce texte sera remise au gouvernement le 9 novembre.

Pierre-Oscar Lévy me signale que les scientifiques y demandent notamment la continuation de l’émission Archimède sur Arte.


30 octobre 2004
On a appris hier que, selon un chercheur de Milan, Gutemberg n’aurait pas inventé l’imprimerie à caractères mobiles.

A ce petit jeu, on peut remettre en question absolument tout ce qu’on veut:

Jésus n'a inventé ni le baptême (c’est Jean le Baptiste), ni la communion avec le pain et le vin (évoquée dans la Bible 1600 ans avant sa naissance).

Walt Disney n’a pas inventé Mickey. C’est le dessinateur-animateur Ub Iwerks.

Charlemagne n'a pas inventé l'école. Il n'a fait que développer un principe déjà existant.

Einstein n’a pas inventé la relativité restreinte et le concept d’espace-temps. Il aurait fauché tout ça à Henri Poincaré.

L'Homme n'a pas inventé la bipédie. C’est le tyrannosaure qui a marché le premier sur deux pattes (en utilisant sa queue pour garder l’équilibre).


Actuellement une méchante rumeur affirmerait même que Bush n'aurait pas inventé l'eau chaude.
http://patrick-rebeaud.ifrance.com


28 octobre 2004
“La demoiselle d’honneur” sort prochainement sur les écrans. Dans le dossier donné lors des projections de presse, Claude Chabrol interviewé dit ceci:

“J’ai toujours aimé les escaliers, et toujours aimé tourner dans les escaliers. Je suis un bon tourneur d’escalier, et il n’y en a pas énormément. J’en connais une dizaine.

Carné est un excellent tourneur d’escaliers, il n’y a qu’à voir “Le jour se lève” ou “Les portes de la nuit”. Je ne voudrais pas vanter mon travail par rapport à celui de Carné, mais il y a plus de sens dans mon escalier que dans celui de Carné. Mon escalier est plus métaphysique, qu’on se le dise (rires).”


27 octobre 2004
Anice Clément vient de me dire que France Culture diffusera demain soir son émission consacrée aux violences sexuelles. Anice a interviewé des victimes, un juge, une avocate, un médecin (le Docteur Coutanceau, spécialiste de la question) mais aussi un délinquant. Elle a exhumé des textes, poignants témoignages de victimes. 90 minutes de radio destinées à nous conduire au delà de la première impression.

France Culture - Jeudi à 22 heures 30 - dans la série “Surpris par... la nuit” (petite sœur des “Nuits magnétiques”).


23 octobre 2004
Marilyn Manson va jouer dans un remake d’”Alice au Pays des Merveilles” intitulé “Living in Neon Dreams”. Son rôle: La Reine de Cœur. Vous savez, c’est cette délicieuse personne qui hurle sans cesse “Qu’on lui coupe la tête!”

Cette idée d’associer Manson au personnage de Lewis carroll n’est d’ailleurs pas nouvelle. J’ai filmé l’année dernière les coulisses d’un défilé de mode au carrousel du Louvres à Paris. Le créateur s’était inspiré pour sa ligne de vêtements d’”Alice au pays des merveilles”. Et la musique qu’il avait choisie pour accompagner la présentation de ses petites robes printanières était précisément celle du tonitruant Marilyn Manson.


22 octobre 2004
La basilique royale de Saint-Denis expose jusqu'au 6 mars 2005 les trésors archéologiques mis au jour sur place depuis plus d'un siècle; des sarcophages, des bijoux, des décors sculptés présentés pour la première fois au public. (voir dans dans cette rubrique à la date du 23 août 2004).


20 octobre 2004
Avez-vous lu mes impressions de tournage lors de la découverte d’un atelier de bronzier du moyen-âge>>


14 octobre 2004
Je reçois de la SACD la liste des députés et sénateurs. La société des auteurs lance une campagne qui clame:

“Contre le décervelage programmé, soutenez le service public de radio et de télévision”.

Cela au moment où la représentation nationale discute du budget des chaînes publiques.


6 octobre 2004
L’Association “Science et Télévision” organise pendant deux jours avec le cinéma “L’entrepôt” le festival “Des sciences aux rêves”.

Au programme: d’inoubliables longs métrages de fiction signés Kurosawa, Renoir, Resnais, Ford, Tarkovski... Mais aussi des documentaires, un florilège de cinéastes scientifiques, sans oublier un hommage à Comandon, Painlevé et Pouchelet.

Vous pourrez voir trois sujets que j’ai réalisés pour ARTE, le lundi 11 octobre à la séance de 16 heures dans le cadre du programme “Les perles de l’émission Archimède ”.

“Des sciences aux rêves” - 11 et 12 octobre 2004 - au cinéma L’Entrepôt - 7 rue Francis de Pressensé 75014 Paris (métro Pernety).


5 octobre 2004
La polémique fait rage autour de cette question grave et non résolue: quelle est la définition du vrai plan américain? est-il cadré au dessus de la ceinture ou à mi-cuisse?

Au moins deux théories s’affrontent: celle du Western et celle d’Elvis.

La théorie du western prétend que le plan américain a été créé pour cadrer les cow-boys avec les sacoches de leurs colts. Donc à mi-cuisse.

La théorie d’Elvis affirme dur comme fer que le plan américain est né lorsque la télévision US s’est vue interdire les cadrages intégrant les hanches d’Elvis Presley dont les mouvements étaient jugés trop sexuels. Par conséquent, au dessus de la ceinture.

Selon une troisième théorie, le plan américain descendrait jusqu’aux genoux (logique si l’on est westernien et que l’on veut montrer les armes en entier). Mais d’autres nomment ce cadrage le plan italien, terme qui n’est d’ailleurs pas incompatible avec le genre du western.

Et puis, il y a les tenants de la nuance. L’éducation nationale décrète dans un texte officiel que: “le plan américain prend le personnage un peu au dessus des genoux.” Ajoutant ainsi le trois-quarts de cuisse au répertoire. Elle précise que ce cadrage “est très utilisé, par exemple pour organiser une conversation entre deux personnages.” (L'œuvre cinématographique en terminale-L: Extrait du B.O. n°25 du 22 juin 1995 - Note de service N°98-254 du 10-12-1998).


4 octobre 2004
Décès de l’actrice Janet Leigh. Souvenez-vous: nous avons tous été terrorisés avec elle, lorsqu’elle se faisait poignarder sous la douche dans “Psychose” d’Alfred Hitchcock.


4 octobre 2004
Le film documentaire de Patricio Guzman “Salvador Allende” (encore au cinéma actuellement) recèle une vision très pessimiste de l’être humain. Il commence par nous montrer un Allende qui défend ardemment le peuple, et le peuple qui lui en est reconnaissant.

Puis, dès la période du coup d’état militaire, le peuple fait le choix d’oublier celui qu’il a aimé. Le film laisse même entendre que les voisins sont venus piller la maison du président après son bombardement. On pense alors irrésistiblement à la phrase de Céline: “Les gens se vengent toujours des services qu’on leur rend.”

Enfin, troisième partie, le silence. La mauvaise conscience est telle que plus personne n’en parle. Hormis une catégorie de la population: les artistes.

Malgré tout, conçu comme un journal intime, du fait que le réalisateur était ami avec Allende et qu’un bonne partie des images est issue de ses rushes personnels, ce documentaire ne résonne pas comme un cri revanchard, mais déroule calmement le fil des événements et des souvenirs. Il nous entraîne dans sa vision personnelle avec une certaine sérénité.


3 octobre 2004
La Nuit Blanche a permis à chacun de faire -au choix- son butinage ou son festin d’art contemporain.

Bill Viola présentait dans l’Église de la Madeleine à Paris “The Quintet of the Silent, 2000”. Cinq hommes de face, cadrés en plan américain. L’ambiance clair-obscur sophistiquée rend la scène tragique à la manière d’une peinture classique. Leurs postures et leurs regards vont aussi dans ce sens. Comme si, hors champ, se révélait à eux la finitude de leurs destins.

Une différence, cependant, avec une peinture classique: les personnages du tableau bougent. Mais à peine. Il s’agit d’une sorte de super-ralenti. Le drame se noue millimètre après millimètre. Car ce n’est pas une toile, c’est un moniteur vidéo.

L’œuvre est belle. L’église est le bon endroit pour la présenter.

Il est intéressant de constater que des chaises avaient été installées face à l’écran. Le public s’y précipitait comme pour assister à un film, dans une cohue inattendue. Un homme d’ âge mur, le costume digne, retira la chaise sur laquelle une jeune femme s’asseyait, au risque de la faire tomber. Un comble dans l’église de l’arrondissement des belles manières.

Mais l’une des questions que pose cette situation d’un public assis face à une œuvre, est celle de la frontière entre peinture et spectacle. Bill Viola se situe juste dessus. Si l’œuvre ne bougeait pas du tout, il n’y aurait pas ces sièges. Le tableau se savourerait individuellement, debout, en passant devant.

Dès que l’œuvre s’anime -aussi peu que ce soit- la perception devient collective, et l’on accepte de lui accorder du temps.

Que donneraient de telles séances spectacles devant des toiles de maîtres totalement fixes?


1er octobre 2004
Le dispositif audiovisuel du débat Kerry/Bush présente les candidats sur une scène, debout, de trois-quarts face. Ni vraiment les yeux dans les yeux, ni vraiment dans une posture de discours vis à vis du public. Ils peuvent donc diriger leurs regards vers qui ils veulent: le modérateur, le public, le téléspectateur, l’adversaire (auquel ils n'ont pas le droit de parler).

Cette unique liberté surveillée est en même temps cause d’hésitation. Globalement, Kerry regarde surtout le modérateur à qui il répond, ce qui lui fait tourner la tête et porter son attention hors champ.

Bush profite du pupitre et de la caméra face à lui pour adopter la position du discoureur. Il donne l’impression, non de répondre au présentateur, mais de s’adresser à la nation.

Pour cause de règlement, ils se regardent très peu tous les deux. A tel point, que pour les mettre face à face lors de la mise en page des photos du débat, la presse a dû parfois inverser les côtés.


27 septembre 2004
L'instituteur, personnage du film documentaire "Être et avoir", vient de perdre son procès contre les producteurs et le réalisateur à qui il demandait une indemnisation pour "violation du droit à l'image" et "contrefaçon" de ses cours.

Une première procédure avait été rejetée en avril, au motif que "répondre aux questions posées par des journalistes ou des spectateurs ne constitue pas une activité professionnelle".

Si l’on se mettait à payer des personnes filmées pour un documentaire, ce serait la mort de ce genre cinématographique. En effet, la motivation financière modifierait à coup sûr les comportements. On se trouverait parfois face à des gens prêts à tout pour passer devant la caméra. Et le naturel serait à jamais perdu.


27 septembre 2004
Ce week-end, j’ai vu l’artiste Bruno Mendonça qui m’a raconté avec son enthousiasme habituel ses innombrables projets. J’en reparlerai ici, mais on peut déjà annoncer son exposition du 10 octobre au 30 novembre à la Maison Jacques Prévert de Dieppe.

On pourra notamment y découvrir son “Île de Thouars”, pays fictif mis au jour lors de fouilles imaginaires.

Bruno revient de Chine. Il y a réalisé une performance de rue: “Tremblement de plaques T”. Il avait constaté que des plaques de chantiers avaient été déposées sur une chaussée défoncée pour la rendre praticable. Mais, lorsque un camion ou un bus roulait dessus, il faisait vibrer les plaques voisines. Bruno s’est posté au milieu de la circulation, à la surprise des automobilistes qui se sont mis à faire rebondir l’artiste sans le vouloir.

Très impressionné par la rapidité de construction des buildings de Pékin, Mendonça envisage de présenter en Chine une installation haute de 12 mètres faite de l’empilement de 200 tables de ping-pong. Au cœur de cette structure: une coque en matière plastique transparente contenant des fourmis dévorant des livres.

Mendonça fait partie de ces artistes contemporains qui parviennent à concrétiser leurs rêves avec la précision et l’exigence des artisans. Ses œuvres -comme ses “sarbacanes” ou ses “instruments de musique”- allient une recherche d’avant-garde avec l’esprit de cultures ancestrales. Son travail ne dit pas “moi je”, mais plutôt: “les forces de la nature, les ancêtres, les autres, vous et moi”.


27 septembre 2004
Je trouve que le film d’Agnès Jaoui “Comme une image” traite avec une remarquable unité la question: “Comment parvenir à croire en soi sans faire de mal aux autres?” Cela à travers une diversité de personnages et de situations.


24 septembre 2004
De mises en abîme, en documentaires canulars, l’aventure cinématographique nous annonce qu’une nouvelle étape va être franchie avec “Incident at Loch Ness” de Zak Penn qui sortira le 10 novembre.

De quoi s’agit-il?

Dans le style de “Lost in La Mancha” et de “Blair Witch” réunis, ce faux documentaire suit le cinéaste Werner Herzog et son équipe qui enquêtent sur le monstre du Loch Ness. Herzog tourne (ou plutôt: voudrait tourner) un film intitulé “Enigma of Loch Ness”. Il est suivi par John Bailey qui réalise un documentaire: “Herzog au pays des merveilles”. Mais le film d’Herzog part en vrille. Et celui du documentariste devient film d’épouvante.


24 septembre 2004
Dimanche soir, TF1 a diffusé un court extrait de l’un de mes documentaires.
Lundi, mon site a connu un pic d’audience.


24 septembre 2004
Le Festival du cinéma allemand se déroulera à Paris du 6 au 12 octobre prochains. Il permettra de découvrir le meilleur de la production d’outre-rhin en avant-première et en présence des réalisateurs; découverte aussi des actrices et des films d’école. Et puis cette question: pourquoi Berlin est autant filmée? Parce que “nulle part en Allemagne, la vie n’y est aussi contradictoire, trépidante et captivante”. Deux films d' Ernst Lubitsch seront projetés, accompagnés musicalement par l’ensemble d’Aljoscha Zimmermann le mardi 12 octobre à 20h30.

Cinéma L’Arlequin - 76 rue de Rennes - 75006 Paris.


24 septembre 2004
Suite à mon réquisitoire d’hier contre le “conconseilleur masqué” (ci-dessous), j’ai reçu des messages me demandant s’il m’est arrivé quelque chose de cet ordre là. Non, mais il aurait été présomptueux de l’écrire sous l’angle “les autres sont influençables, mais pas moi”. Et puis, en cherchant bien, ça arrive à tout le monde finalement, avec de petites conséquences ou de grandes catastrophes.


23 septembre 2004
Comme la vie serait belle sans le “conconseilleur masqué”!
Comment identifier le “conconseilleur masqué”?

Le premier critère est clair: il donne des conseils que personne ne lui a demandés. Le “conconseilleur masqué” va vous parler avec une moue désespérante ou le regard inquiet, de votre manière de vous habiller, de vous nourrir, de choisir votre conjoint, d’organiser votre vie, de progresser dans votre travail.

Le “conconseilleur masqué” se dissimulera parfois derrière une méthode: les lignes de la main, une pseudo-interprétation du Yi-King, une démarche psycho-parano-infantilisante ...etc. Ou bien aucune méthode du tout. Simplement un air dégoûté ou compatissant. C’est là le deuxième critère permettant d’identifier le “conconseilleur masqué”: il vous décourage dans les choses en cours. Parfois jusqu’à vous dégoûter de vous même.

Après quoi, il se met aux manettes et vous pilote à sa guise.

Enfin, troisième critère, le moins visible, mais sûrement le plus sérieux: le “conconseilleur masqué” n’a lui même rien réussi d’intéressant dans sa propre vie. Autant dire que ses conseils vous mèneront droit dans le mur.

Tout ça paraît évident. Et pourtant. Nous tombons tous, tous les jours, sous le joug du “conconseilleur masqué”, ce boulet de nos élans.

Pourquoi?

Parce qu’il nous parle de nous. Arme puissante.

Et puis parce qu’il est masqué.

Démasquez le “conconseilleur masqué”! Croyez-en mon conseil.
http://patrick-rebeaud.ifrance.com


22 septembre 2004
Le réalisateur Russ Meyer est mort samedi à Hollywood. Il a connu son heure de gloire dans les années 60 et 70 notamment avec la série des “Vixens”. Son nom est associé à l’image de femmes “à forte poitrine”. On peut supposer qu’une bonne partie du public regardait ses films au douzième degré. Il y a cinq ans, sa compagne a été reconnue coupable de... violence conjugale. Russ Meyer avait alors 77 ans.


22 septembre 2004
Les chefs opérateurs de cinéma ont l’air triste ces jours-ci. Aussi triste qu’un type dont la fiancée partirait en week-end avec un autre. Mais la raison est celle-ci: les laboratoires ferment. A la fin du mois, il y en aura peut-être encore un de moins.


>>Suite>>







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