I.Accueil>> I.Réalisations>> I.Au quotidien>> I.Théâtre>> I.L'albatros>> I.Contact>> I
 

Site de PATRICK REBEAUD



18 septembre 2002
En quelques années, nous avons perdu un véritable trésor. Tous. Toutes générations et tous milieux confondus; vous qui lisez ces lignes, et les autres, et moi.

Nous l’avions, ce trésor. Il nous paraissait évident. Et pfffuit, il s’est subrepticement volatilisé sans même que l’on s’en aperçoive, probablement effarouché par le 11 septembre 2001, le 21 avril 2002, et une tendance plus globale de la société.

Le nom de ce trésor? Le rire. Ou plutôt: le droit de rire.

Si l’on n’y prend pas garde, le rire sera bientôt classé au rang des actes indécents. Et nous rirons uniquement sur prescription médicale pour le bienfait de certains muscles précisément répertoriés.

Je revendique le droit de rire bêtement!


17 septembre 2002
Il y a parfois des phrases lues ou entendues qui vous paraissent parfaites, tant sur le plan de la précision que sur celui de la concision.
Voici l’une d’elles, écrite par Laurent Bouëxière dans l’un de ses textes inédits:
“Je l’ai quittée en prenant soin au passage de ne pas la caresser d’une ombre.”


12 septembre 2002
De plus en plus de gens suggèrent que la centenaire Leni Riefenstahl (réalisatrice des films de propagande nazis) ne devrait pas être diabolisée.

Ils invoquent les raisons suivantes que je rassemble ici:

-Une œuvre d’art n’aurait pas à être morale. Elle n’aurait pour seul devoir que d’être réussie.
-Leni Riefenstahl aurait été inconsciente des horreurs qu’elle glorifiait.
-Elle n’aurait pas été la seule artiste de cette époque à servir le nazisme. Mais elle aurait été la seule à le payer après la guerre.
-En réalité, on lui ferait payer le fait d’être une femme.
-L’intérêt de ses films résiderait dans le témoignage qu’ils donnent de cette époque.
-Enfin, disent ces gens, sur un plan esthétique, les films de Leni Riefenstahl sont beaux, et sur un plan technique innovants.

Si ces idées ont réussi à vous mettre un doute, je vous propose ceci:
Dans les phrases qui précèdent, remplacez les mots ŒUVRE D’ART et FILMS par USAGE DU NUCLÉAIRE ou EXPÉRIENCE GÉNÉTIQUE.
Remplacez ARTISTE par SCIENTIFIQUE.

Les aberrations de ce type de raisonnement paraissent immédiatement plus évidentes, n’est-ce pas?

J’ajoute ceci:

Dans son livre “Ma vie et mes films”, le cinéaste Jean Renoir écrit:

“Hitler fut élu. Je décidai de rester à Berlin pensant y être témoin d’événements historiques. En fait d’événement historique, je fus témoin d’un incident abominable: de jeunes athlètes en chemises brunes avaient forcé une vieille dame juive à s’agenouiller et à lécher le trottoir, déclarant que c’était la seule besogne que l’on devait laisser aux juifs.”

Comme quoi, un cinéaste moins aveugle pouvait voir, lui, la tragique réalité du moment.


9 septembre 2002
Les images que je conserve du 12 septembre 2001:
le visage grave du metteur en scène Patrice Chéreau ouvrant son journal à la terrasse d’un café.
Une longue procession silencieuse, achetant des quotidiens au coin d’une rue.
Un père de famille qui marche en tenant son enfant par la main, le dos courbé, accablé, comme s’il portait le drame sur ses épaules ou qu’il attendait le prochain avion.


6 septembre 2002
Un article de Philippe Garnier dans Libération du mercredi 4 septembre révèle avec justesse que de nombreuses rumeurs concernant le chef d’oeuvre de Charles Laughton “La nuit du chasseur” étaient fausses.

Je remarque qu’il y a le même genre de légendes concernant Hitchcock. Par exemple, au sujet du film “La corde”, voici ce qu’on lit partout:

Ce long métrage aurait été conçu comme un unique plan séquence (plan continu sans coupure, ni montage). Ho, bien sûr, pour des raisons techniques (la durée des bobines) le réalisateur a dû interrompre régulièrement ses prises de vues. Et pour conserver l’impression de plan séquence, il a rendu ces coupures invisibles en faisant passer un personnage ou un objet tout près de la caméra (effet de “volet”). Sur un plan esthétique, “la corde” serait donc bien un plan séquence unique.

Cette légende a eu un effet hypnotique sur des générations de cinéphiles. Tout le monde y a cru.

Faites comme moi, regardez le film. Mais regardez le vraiment, en oubliant la légende.

Vous constaterez que ce n’est pas un plan séquence. Il y a cinq ou six véritables contre-champs (le plan est coupé d’un coup pour montrer ce qui se passe dans l’autre axe).


25 août 2002
En août, vous avez continué vos visites sur ce site, ainsi que vos envois de messages.
Merci!
Antoine Hurtado: “Site : bravo, c'est très drôle, et le journal public c'est une bonne idée.”
Sébastien Tézé: “je viens à l'instant de consulter ton site internet et j'aimerais beaucoup savoir
où et quand il sera possible de voir ton film sur Gibertie, cela m'intéresserait beaucoup...
donc si il y a une projection ou autre de prévue, n'hésite pas à me tenir au courant...
A part ça, je voulais te féliciter pour l'initiative de créer un site internet et surtout de s'en servir
comme un véritable moyen d'expression et pas seulement comme une vitrine commerciale
ou de présentation de quelque chose qui sera de toute façon commercial à la fin...
enfin bon, bravo!!!
Une nouvelle adresse du web qui figure désormais dans mes favoris...”


24 août 2002

Pour lire la phrase panoramique, cliquez ici>>


16 août 2002
Je crois profondément que mon film documentaire “ALAIN GIBERTIE, VIVANT”
a un rôle à jouer.
Il est traversé par les douloureuses questions de:
l’artiste et la société
l’artiste et le milieu de l’art
l’art et la vie
l’artiste et l’anonymat
l’artiste et l’histoire de l’art
l’artiste et la région
l’artiste et la famille.
Au final, un condensé de rêves, d’utopies, d’épreuves et de tragédies.
De nombreux créateurs m’ont apporté leur participation lors de cette réalisation,
depuis le plasticien Ben jusqu’au compositeur Henri Texier.
Je constate que les gens qui ont vu ce film ont éprouvé le besoin de venir m’en parler,
parfois plusieurs jours après, toujours avec émotion.
(Je pense notamment à François Giraudeau aux Escales Documentaires
de La Rochelle, ou aux spectateurs de ce même Festival qui reconnaissaient
tellement la génération de leurs parents dans cette histoire, qu’ils me l’ont dit
jusqu’à la Gare de Lyon!)
Je m’interroge:
Reste-t-il en France une place pour ce genre de programme sur
nos innombrables chaînes?


15 août 2002
Merci à la chanteuse lyrique inconnue qui, la nuit de la fête de la musique
(il y a presque deux mois), s’est mise à entonner un “Ave Maria” à trois heures du matin,
juste sous ma fenêtre.


12 août 2002
Hier, Philippe Sollers s’en est pris au tourisme historique, confiant à l’AFP
son agacement de voir les descendants des opprimés visiter en masse
les anciens lieux de l’oppression, c’est à dire "l'église et le château".


10 août 2002
Philippe Frayssinet cherche un éditeur pour ses poèmes d'humour noir.
Voici l'un d'eux:
"Il était une fois une jeune fille nommée Gertrude.
Avec elle ses parents étaient fort rudes.
Abordant fièrement l’âge de la puberté,
Elle aspirait à un peu de liberté.
Ses parents répétaient : « tu n’iras pas en boîte!».
La pauvre enfant se sentait enfermée, comme dans une boîte.
Confinée dans sa chambre, elle éprouvait une grande tristesse,
Pendant que ses amis découvraient les premiers émois de la fesse.
Un soir, l’autorité parentale elle défia.
Dans la rue l’attendait son amie Sofia.
Du premier elle voulu sauter.
Mais son baladeur elle oublia d’ôter!
A peine son saut amorcé,
Autour de son cou le fil s’était coincé!
L’appareil bloqué dans l’embrasure,
Le fil produisit une vilaine morsure.
Entre deux étages Gertrude s’étrangla,
Sous les yeux horrifiés de Sofia.
A présent son corps se balançait doucement
Dans une petite brise de printemps.
Gertrude voulait danser.
Mais c’est au bout d’un fil qu’elle dansait."


9 août 2002
Aujourd’hui, Michel Pascal a annoncé sur France-Info la fermeture du cinéma parisien
Le Kinopanorama, salle dont l’écran géant a vu les premières projections de grands succès
commerciaux comme “E.T l’extra-terrestre” ou “Le Grand Bleu”.
Pour ses dernières séances, Le Kinopanorama a projeté “Amadeus”.


1er août 2002
S’il est un signe typographique réellement insupportable et qui mérite des claques,
c’est bien la paire de guillemets.
Je ne parle pas des guillemets montant la garde en tête et fin de phrase pour assurer la protection
d’une citation.
Ces guillemets là sont honnêtes et vous regardent bien droit dans les yeux.
Non, Mesdames, Messieurs, je vous parle ici des guillemets qui mettent soudain en quarantaine
un mot tout seul au milieu du texte.
Un mot probablement trop sale.
Tellement sale qu’il faille le prendre avec des pincettes.
Ces guillemets là, supprimons les!
A bas ”l’embourgeoisement” de la langue française!


27 juillet 2002
Continuons le feuilleton des astéroïdes commencé ici voici quelques semaines:
Le 18 août prochain, pensez à baisser la tête, car l’un de ces gros cailloux baptisé
du doux nom de 2002NY40 va nous frôler à la distance Terre-Lune.
Mais c’est surtout le 1er février 2019 qui craint.
En effet, selon le quotidien Libération daté d’hier, “un bolide de deux kilomètres de diamètre
fonce sur une orbite qui pourrait bien croiser celle de la terre”.
Celui là s’appelle 2002NT7.
Je vous épargne la description du cataclysme prévu.
La probabilité d’impact est -d'après les derniers calculs- de 1 sur 90.000.
Ouf?
Pas vraiment.
Trois ans plus tard, c’est le premier -notre ami 2002NY40- qui nous revient dessus
après avoir fait un tour de piste.
Et cette fois-ci, lui aussi pourrait faire un carreau sur place.


24 juillet 2002
Pascal Payen-Appenzeller m'annonce la publication de dix livres dont il est l'auteur
pour cette seule année 2002 (trois recueils de poésie, un ouvrage sur les éventails,
un autre sur l’art contemporain, un sur l’urbanisme et quatre sur Paris) .
Voici l'un des poèmes de cet amoureux de la capitale:
"Les tours ajourées de sons couleur bronze
Tricotent l'air à mailles fleuries
Sont-ce des corps ou des visages
Des ascensions des recensions
La vie par douzaine d'anges
S'accoude au balcon du ciel
Un chemin de colonnes relie les tours
Et le parvis à la forêt
L'arc de triomphe a pour l'entre temps
Là où s'effuse ma prière
De promeneur emmené par ses mains
Vers l'enclose paupière de l'amour."
(Extrait du “Blason de Paris” - à paraître)


23 juillet 2002
Le cinéma français va-t-il poursuivre sa longue tradition du dialogue bien ciselé?
Au vu des premières pages du projet "Le perroquet qui pète" qu’envisage de réaliser
Antoine Desrosières d’après un scénario de Hopi Lebel et Philippe Barassat, la réponse
est oui sans aucun doute.
Commettons une indiscrétion, révélons quelques répliques:
-Y'a pas de problème, je veux juste mon argent !
-Ils te doivent de l'argent ?
-Oui... Mon héritage... Je suis fils unique, à leur mort, j'hérite de tout...
-Oui mais, là, ils sont vivants...
-Et alors, je veux juste une avance, pour la Bentley...


20 juillet 2002
Une curiosité: l’exposition “Vincent Van Gogh - l’album japonais”, présentée à l’espace de Nesle
à Paris.
Elle s’appuie sur le postulat suivant:
Van Gogh aurait mis des images cachées à l’intérieur de certaines de ses œuvres de 1888.
Ainsi, comme dans le jeu des images d’Epinal, en regardant attentivement (mais à l’envers)
le dessin “Les Baux de Provence”, on verrait apparaître dans le graphisme de la falaise:
le visage de Camille Roulin (dont Van Gogh a peint le portrait la même année).
“Marine à Martigues” recèlerait (lui à l’endroit) un autoportrait sur la façade de la deuxième maison
en partant de la droite.
Quant au “jardin du poète”, il contiendrait des images cachées représentant:
Vinci, Gauguin, Pétrarque, Rembrandt, un cheval, Fénéon, Giotto, Anton Mauve, un autoportrait,
Monticelli, Velasquez, Millet, Goya, Zola, les paysans de Nuenen!
Pour soutenir leur hypothèse, les auteurs de l’exposition citent ce dialogue:
Gauguin: “Tu dessines trop vite.”
Van Gogh: “Tu regardes trop vite.”
Exposition itinérante présentée à l’Espace de Nesle, 8 rue de Nesle 75006 Paris,
jusqu’au 3 août, puis de nouveau à partir de fin août. Entrée: 5 euros (3 pour les enseignants).


12 juillet 2002
Il y a six ans jour pour jour, l’artiste Alain Gibertie s’est suicidé.
Gibertie avait fréquenté de nombreuses scènes de la performance mondiale avec son œuvre
“Tao or not” consistant à recevoir sur la tête de grandes vitres de 50 sur 60 centimètres lâchées
de plusieurs mètres de haut.
Et tandis que le verre éclatait sur son crâne, Alain Gibertie restait parfaitement stoïque.


10 juillet 2002
L’exposition “Paris chante Montand”, présentée à l’Hôtel de Ville par
la Direction Générale de l’Information et de la Communication de la Mairie,
retrace par l’image à la fois le parcours de l’homme engagé et celui de l’homme de spectacle.
La couverture de l’hebdomadaire “Jours de France” daté du 19 décembre 1987 annonce:
“Montand président? Son “non” est sincère. Est-il définitif?”
Ce genre d’interrogation paraît bien sûr un peu vieillotte aujourd’hui;
ce qui fait d’ailleurs tout le charme du document.
En revanche, quelques notes prises par Yves Montand le 18 septembre 1941 dans
son journal de bord paraissent encore porteuses d’enseignement.
Voici ce qu’il écrivait après une série de représentations à Aix en première partie de Rina Ketty:
“Jeudi soir: pas satisfait du tout, public très froid.... Gros applaudissements.
Vendredi soir: satisfait
Samedi: gros succès
Dimanche: satisfait beau succès surtout le dimanche soir
Je tire la conclusion suivante:
Aucun public n’est froid. Tous ont un point faible. Lequel?.....
là est le secret!.. qu’un bon acteur doit découvrir sur le champ!....”


4 juillet 2002
Metropolis ( l’émission d’actualité culturelle d’Arte) continue sur la voie du subtil et du surprenant.
Le 29 juin , l’écrivain suisse Maurice Chappaz semblait répondre à l’interview par des phrases-“haï-ku”.
Voici l’une d’elles:
“Une ombre d’herbe a l’air plus tangible que l’herbe elle-même.”


3 juillet 2002
Le trublion Mouna Aguigui (1911-1999) manque beaucoup à nos places publiques.
Mouna, souvenez vous, c’était ce vieil homme au verbe truculent,
couvert de badges de la tête aux pieds.
Il était présent sur tous les événements... mais toujours en “off”.
C’est à dire, la plupart du temps, debout sur une poubelle d’où il haranguait un public ravi.
Il se disait: “anarchiste, humaniste, pacifiste, écologiste-cyclodidacte,
cosmonaute du subconscient”,
et publiait un journal vendu du haut de ses estrades improvisées.
Candidat à toutes les élections, il s’est présenté notamment comme chef de file
du Mouvement Ondulatoire Unifié (MOU), affirmant qu’il était
“libre de toute pression mise à part la pression atmosphérique”.
En 1986, il a failli se noyer en accrochant aux piliers du pont des arts à Paris sa banderole:
“Bonnes vacances, mais n’oubliez pas l’Apartheid et Tchernobyl”.
On devrait peut-être lui ériger une statue dans le quartier Beaubourg sa scène favorite.
Une sculpture éphémère faite de bric et de broc pour rester dans l’esprit.


1er juillet 2002
Le livre de Laurent Bouëxière “Les derniers jours” mériterait d’être réédité.
Sa poésie en prose procure une grande sérénité.
L’auteur semble écrire en état d’apesanteur.
Cela lui permet de décrire des ruptures, des effondrements, des fuites éperdues,
sans jamais se trouver secoué par les vibrations du monde.
Ce genre d’ouvrage aide le lecteur à ne pas être broyé par la violence ambiante.
Définition de la culture?


28 juin 2002
Coupe du monde de football FIFA:
Les commentaires de Thierry Roland et Jean-Michel Larqué sur TF1 restent un véritable régal.
Exemples:
Le 26 juin, Brésil/Turquie.
-A la 35ème minute, un joueur turc se trouve seul face au but brésilien.
Pourtant, il ne tire pas.
il se contente d’une improbable passe à gauche.
Commentaire de Thierry Roland:
“Tropppp altruiiiiiiste!!!!”
-Larqué à la 90ème minute lorsque Denilson est poursuivi jusqu’au corner par 4 joueurs turcs:
“C’est un véritable numéro de cabaret, Denilson, il vous la rend comme une bille.”


27 juin 2002
Il ne faut pas croire que le Yo-Yo boursier n’est dû qu’aux erreurs ou aux mensonges
de quelques PDG.
Il s’agit au contraire d’une transformation philosophique profonde de notre monde
actuel, qui touche à peu près tous les domaines et dans laquelle nous
sommes tous mouillés.
Pour en comprendre le mécanisme, prenons un exemple au hasard,
celui de la chanson et des hit-parades:
Avant, on disait aux auditeurs:
“Votez pour votre chanson préférée.”
Désormais, la règle devient:
“Appelez nous et votez. Si votre vote coïncide avec le choix de la majorité des
téléspectateurs, vous gagnez un voyage.”
On imagine ce qui se passe dans la tête du votant.
Ainsi que la conséquence:
l’importance accordée à une réputation et au moindre signe, à la moindre rumeur;
l’amplification de la hausse de certains titres et la chutes précipitée de certains autres.
Or, les actionnaires sont amenés à prendre leurs décisions selon cette même logique.
Rendez nous les hit-parades d’antan!


26 juin 2002
Un astéroïde a failli s’écraser sur la terre le 14 juin.
Il n’est passé qu’à 120.000 km
(Distance la plus proche jamais répertoriée pour un bolide aussi gros).
Il mesurait 105 mètres sur 75.
Il n’a été repéré que trois jours avant son passage...
intox internet?
Pas du tout. Information scientifique.
Faites comme moi: prenez votre agenda pour voir ce que vous faisiez le 14 juin.


25 juin 2002
Impressionnantes, les photos de presse exposées dans le sous-sol du Louvre.
On y découvre les agrandissements des clichés de Richard Drew et Robert Clark
sur l’attaque des tours du World Trade Center.
Le commentaire qui les accompagne est d’une remarquable prudence:
“Le président des États-Unis, George W.Bush, accusera les membres du réseau Al Qaeda
d’Oussama bin Laden d’avoir perpétré ces attaques.”
Une autre image (de Zijah Gafic) montre en gros plan
une main de femme tenant la photo d’identité de son frère à côté d’un crâne.
On se dit: “Ha oui, c’est le Chili.”
Et non: c’est la Bosnie-Herzégovine après la guerre de 1992-1995.
45ème concours du World Press Photo 2002 au Carrousel du Louvre (niveau accueil).


Accueil>>